EN AUTEUR DE SAINTETÉ...


Le Parroquet est né dans les branchages d’un châtaigner en Limousin. Très exactement à Limoges, une belle endormie. Ce qui est toujours préférable à une moche éveillée soit dit en passant. Ma ville est célèbre : elle a donné naissance au verbe ô combien flatteur «limoger». Pour rappel, «limoger», d’après le dictionnaire rouquin féminin Larousse signifie «Priver quelqu'un de son poste, de ses fonctions, en le déplaçant ou en le destituant». Soit l’isolement total voire la peine Capitole comme dirait un cheminot dans son cheminement intellectuel !

 

Tout au long de ma courte existence, à l’évocation de mes origines, je n’ai eu de cesse d’entendre une multitude de phrases, de noms et lieux communs qui appartenaient au champ lexical de l’isolement, voire du trou. Notez que si le trou normand est un digestif fort appréciable, le trou comme domicile ou lieu de villégiature est quant à lui moins hospitalier. Cette raillerie permanente a fait naître chez moi un chauvinisme exacerbé. A tel point, que partout où je suis passé, j’ai rapidement été affublé d’une particule de noblesse géographique : Benjamin de Limoges. Sous-entendu, des Benjamins, il y en a pléthore. Mais à Limoges, nous sommes sur un ciblage plus étroit.

 

Fermons cette parenthèse sur mon coing pommé, et revenons à ma pomme. Passionné depuis ma jeunesse par le journalisme et le sport, j’ai débuté dans le journalisme de sport à l’âge de 7 ans en lançant mon hebdomadaire. Trois axes : les résultats, quelques commentaires, le calendrier. Niveau lecteurs, ça ne marche alors pas du tonnerre, je suis à la fois patron de presse, rédac chef et unique abonné à ce périodique qui gagne pourtant à être connu! Mais tout s’accélère ensuite. En sixième avec le lancement du journal de mon collège où j’interview les basketteurs pro de ma ville. Puis à 18 ans, quand je deviens le journaliste du Limoges CSP alors en Pro A. Un dépôt de bilan, une descente aux enfers et une résurrection en N1 plus tard, je crée le magazine du club et gère le site officiel pendant deux ans et demi.

 

Dès la sortie des cours, je pars vivre ma passion. En plus du basket, j’intègre un quotidien régional pour faire des piges. 350 articles. Dors une nuit devant un Novotel lors du Tour de France 2004 pour obtenir, sans accréditation, une interview de Virenque (à l’insu de son plein gré !). Une page exclusive le lendemain et ma première une. Publie quelques sujets dans l’Equipe Magazine. Rencontre Laurent Blanc, Tony Parker, Michel Jazy. Deviens rédac chef de suppléments sport. Couvre parfois le TOP14, la Pro A… Jusqu’au chant du départ : Lille puis Paris. Finir mes études en me spécialisant dans les médias et profiter de la vie étudiante. Et surtout, sous forme d’introspection, écrire un mémoire sur le rapport entre le journaliste et ses sources. Ma conception initiale du journalisme confrontée à la réalité de mon expérience.

 

Désormais salarié dans un groupe audiovisuel dans des missions non journalistiques, je fais vivre ma passion toujours intensément mais différemment. Je conçois et rédige des argumentaires sur des chaînes dans mon job quotidien. Mais laisse vivre et vibrer mes plumes le reste du temps… J’écris des synopsis d’émission pour des producteurs TV. Trois appels d'offres remportés dont les Victoires de la musique 2012. J'interviens dans des écoles pour partager mon expérience dans les médias. Je publie quelques articles de recherche sur le journalisme. Et me lance dans des projets plus larges comme l’écriture d’une biographie d’une personnalité stéphanoise. Et puis, à force d’écrire pour les autres, de perdre mes plumes et mes cheveux, je me suis dit qu’un site, sans être le net plus ultra, serait un nouveau projet bien sympa. Me voilà donc perché dans une nouvelle tour. Celle de Bal el web pour écrire, rencontrer et échanger!